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Rencontre avec Tadesse Meskela General Manager d’Oromia Coffee Farmers Cooperative Union Ltd – OCFCU - à Addis-Abeba
le 12 janvier 2007.
En Ethiopie, le café est une institution dont la moitié de la production est consommée sur place… Il fait vivre près de 10 millions de personnes (population totale : 70 millions) mais les volumes exportés ne représentent plus que 40 % contre 60 % il y a quelques années…
OCFCU Ltd a été créé en 1999 et comprend actuellement 101 coopératives regroupant 74 725 membres et fait partie de l’organisation internationale de commerce équitable (FLO). En Europe, c’est Oxfam qui commercialise le café de ce groupement de coopératives. C’est un café bio (à signaler que 95 % du café éthiopien est bio).
Malgré la baisse quasi continue des cours du café depuis 10 ans, Tadesse croit fermement en l’avenir et au développement du commerce équitable qui permettra à un nombre croissant de petits producteurs de pouvoir vivre de leur travail, de réguler et de stabiliser le marché local, d’améliorer la qualité et la productivité de leurs récoltes tout en les aidant à concrétiser leurs projets d’éducation et de santé.
Il nous propose d’aller visiter la coopérative de Negelle Gorbitu Farmers qui se trouve sur notre route, à 400 kms au sud d’Addis Abeba, dans la région d’Oromia.
- Visite de Negelle Gorbitu Farmers Cooperative le 14 janvier 2007
Nous sommes accompagnés de Beyenne Desta, coordinateur responsable de la coopérative. Cette coopérative, créée il y a 11 ans, compte 953 membres qui font vivre environ 5800 personnes. Chaque membre possède plus ou moins deux hectares qui produisent 1500 kgs de café en moyenne.
Malheureusement, nous étions samedi après-midi et hors saison (le café se récolte en septembre) : la coopérative était donc quasi déserte… nous avons visité néanmoins les installations qui comprennent 4 sites pour laver les grains café (le café peut être séché ou lavé, le café lavé se vendant plus cher) : cette coopérative ne vend que du café lavé. Le café est ensuite expédié à Addis-Abeba pour un nouveau tri.
La production de cette coopérative a été en constante augmentation : elle est passée de 40 containers en 2004 (1 container = 18 000 kgs) à 47 en 2005 et 50 en 2006. Le prix payé aux producteurs pour 1 kg de cerises a été de 2 birrs
en 2004, 3 birrs en 2005 et 3.25 en 2006.
Pour être membre de la coopérative, il faut :
. posséder une plantation,
. habiter la région,
. payer un droit d’entrée.
En 11 ans, le nombre de membres est passé de 100 à 953 et les bénéfices de 500 birs
à 1 million (11 birs = 1 euro).
Les primes qui sont versées chaque année ont permis de construire une école que nous avons visitée : elle accueille 550 élèves, un dispensaire et une station d’eau potable.
La coopérative a ses propres plantations de café qui servent à la recherche pour l’amélioration de la qualité et des rendements car la culture du café est de plus en plus concurrencée par celle du khat (plante qui provoque une certaine excitation quand on la mâche), mieux payée et qui demande moins de soins que le caféier.
Paris, le 12 février 2007
Joël Dumas et Mireille Roques
Bénévoles Paris 9
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