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Depuis 1974, l'aventure d'Artisans du Monde se décline à Paris 9 et ce, notamment grâce à l'action de tous ses bénévoles. N'hésitez pas à venir nous rencontrer !

Artisans du Monde Paris 9
20, rue de Rochechouart - 75009 Paris
Métro Cadet (ligne 7)
01 48 78 55 54
Horaires : du lundi au samedi de 11h à 19h


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Qui veut dire "S'AIMANT" ou "AIMANT" est un groupe d'artisanes membre de la catégorie B du CIAP qu'elles ont intégré en 1998/1999. Elles sont 34 femmes, toutes de la même région andine, celle qui a le plus souffert de la guerre civile: AYACUCHO. Fuyant la guerre, elles sont venues s'installer ici à PAMPLONA ALTA, ancien bidonville perché sur des collines, lui aussi issu des invasions de terrains après 70 mais beaucoup moins développé. L'histoire des artisanes est extrêment douloureuse. Elles comptent toutes des membres de leur famille morts, disparus ou blessés. Elles sont analphabètes, sauf Juliana, leur présidente qui faisant preuve d'un dévouement extraordianire et qui ne demande rien en retour, leur apprend à signer d'une croix ou à siéger dans des assemblées. C'est chez elle que se trouve l'atelier où l'on confectionne les patrons que chacune ramènera chez elle pour élaborer les fameuses "arpilleras", trousses, livres en textiles, porte-journaux et autres. Puis, l'assemblage final est à nouveau réalisé dans l'atelier. Les artisanes se divisent en trois groupes selon la vitesse de travail. Mais, elles s'entraident toujours si l'une n'arrive pas à avancer aussi vite que les autres. En 2004, elles ont eu un CA de 17000 dollars, exportant aux mêmes organisations que TIPAK RUMI. Seulement 7,5% de ce chiffre est réservé aux dépenses administratives; Elles n'arrivent pratiquement qu'à organiser des fêtes communes. Elles n'ont pu constituer aucun fond de soutien mais elles ne laissent jamais tomber l'un ou l'autre en difficulté, mêmes des personnes du voisinage en dehors du groupe d'artisanes. Au début, elles ont commencé à se réunir dans la paroisse du quartier. Puis, devenues trop nombreuses (60), elles ont crée leur atelier. Beaucoup sont reparties dans leur terroir. D'autres, ne s'y décident toujours pas et font des va et vient entre leur lopin de terre à AYACUCHO - où elles cousent pendant qu'elles gardent leur bètes ou surveillent sémence et récolte- et Lima. Analphabétisme ne veut pas dire manquer d'idées: elles en ont une pour pallier au manque de personnes à qui elles peuvent transmettre leur savoir, puisque leurs enfants aussi ne veulent pas continuer dans cette activité qui ne rapporte pas assez pour vivre: elles ont pensé éduquer et capaciter tout jeune du quartier et district qui serait intéressé, de cette façon disent-elles, elles pourraient transmettre leur savoir. Pas mal, hein?
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