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Mouvements sociaux transnationaux : le partenariat de deux organisations de commerce équitable en France et au Pérou", Jean - Frédéric Lemay, thèse de Doctorat en
anthropologie, Université Laval (Québec), 2007.
Cette thèse est consultable sur le site de l'IREC (Institut de Rcherche en Economie Contemporaine, Montréal)
http://www.irec.net/rechercheaffiche.php3?705
"Cette thèse s’intéresse à la question des mouvements sociaux transnationaux et, plus particulièrement, aux difficultés entourant la création des liens de solidarités
Nord/Sud dans un contexte de distances géographiques et culturelles. L’objectif est de comprendre comment se mettent en commun des projets collectifs particuliers autour d’une pratique ayant des
finalités communes et partagées. Ce sont les mécanismes de mise en relation de deux organisations de commerce équitable, Artisans du Monde en France et la Central interregional de los artesanos
del Perú, au Pérou, qui sont analysés. Nous décrivons les lieux, individus et événements signifiants du partenariat de commerce équitable par une cartographie détaillée de cette relation. En
fait, entre acteurs si distants, se déroule un mécanisme de lutte d’interprétation, de négociation puisque chacun est situé dans un contexte particulier. En effet, l’idée n’est pas ici de
vérifier la concordance des discours et des pratiques du commerce équitable comme le proposent les études d’impacts et certaines recherches, mais plutôt de considérer cette discordance comme
intrinsèque au processus et de centrer l’analyse autour d’elle. Bref, nous proposons une analyse esthétique orientée autour de la négociation, la contestation et l’appropriation du commerce
équitable chez les deux organisations. Après une revue de littérature sur le commerce équitable et les mouvements sociaux transnationaux, la partie analytique de la thèse se présente en trois
temps. D’abord, nous décrivons l’imaginaire relatif à la situation des partenaires producteurs chez Artisans du Monde. L’objectif est de montrer la tension entre une volonté de dialogue entre «
égaux » et des discours présentant une vision édulcorée des producteurs qui élimine la capacité de parole de ces derniers. Ensuite, l’analyse se penche sur la construction des projets collectifs
respectifs dans chacune des organisations en étudiant le projet officiel, mais aussi l’inscription des individus dans celles-ci et la question des lieux informels d’interactions. Finalement, la
dernière partie porte sur les dynamiques de construction du mouvement de commerce équitable pour ensuite revenir à la question de la relation partenariale entre les deux organisations, mais cette
fois en décrivant les mécanismes concrets de mise en relation et de dialogue."

http://www.irec.net/rechercheaffiche.php3?705
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